Kolda : Le fils de l’imam coµrtisait des femmes mariée et incendiait les cases de celles qui se refusaient à lui

Un cultivateur domicilié à Kolda a été victime de son obsession pour les femmes d’autrui. La cinquantaine sonnée, Ismaïla Diallo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est le fils d’un imam. Le bonhomme n’a rien trouvé de mieux à faire que de jeter son dévolu sur l’épouse du nommé Seydou Kane Diallo. Face au refus de cette dernière, le sieur Diallo, très en colère, menace la dame de représailles. Ainsi, il a attendu que les habitants de la maison s’absentent pour bouter le feu à la case de la dame.

Loin de laisser passer un tel forfait, le mari de la victime porte plainte à la gendarmerie de Kolda. L’enquête ouverte par les limiers a révélé que l’accusé est un habitué des faits. En effet, la nommée Mariétou Bâ a vu sa case incendiée lorsque le mis en cause a tenté de courtiser la fiancée de son fils en vain. Un autre couple a également porté plainte après avoir été victime d’un incendie cinq jours seulement après que Ismaïla Diallo a courtisé la femme du plaignant. Toutes les victimes ont été menacées de représailles par l’accusé quelques jours avant les faits. Après des aveux circonstanciés, les juges de Kolda l’ont condamné à six ans de prison pour incendie criminel de lieux d’habitation.

Mais, à la barre de la Chambre criminelle d’appel de Kaolack, le prévenu a nié les faits estimant avoir été accusé à tort à cause de son célibat. Son conseil, Me Diouf, estime que son client a été condamné sur la base de rumeurs et qu’aucun élément ne prouve son implication dans la série d’incendies pour lesquels il est poursuivi. Aussi, a-t-il plaidé pour son acquittement. Des déclarations balayées d’un revers de main par l’avocat général. Pour lui, l’accusé est bien un habitué des faits car toutes les victimes ont été menacées de représailles avant de voir leurs cases partir en fumée. Il a requis la confirmation de la peine prononcée par le tribunal de Kolda. Un réquisitoire suivi par la Chambre criminelle d’appel de Kaolack.

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