Le pape François dénonce la «folie homicide» du terrorisme fondamentaliste

Le pape François a reçu ce lundi 9 janvier les représentants de 182 pays avec lequel le Saint-Siège noue des relations diplomatiques. L’occasion de rappeler les grandes lignes de la diplomatie vaticane. Violence terroriste et crise migratoire étaient les points forts de ce discours.

Dans ce discours-fleuve, le pape François passe traditionnellement en revue les grands enjeux contemporains. Mais c’est bien une nouvelle fois une condamnation de la violence auquel le souverain pontife s’est livré. En particulier celle commise au nom de motifs religieux. Il s’agit « d’une folie homicide qui abuse du nom de Dieu pour semer la mort », a-t-il dénoncé, regrettant que l’expérience religieuse, au lieu d’ouvrir aux autres, peut parfois être utilisée comme prétexte de fermetures, de marginalisations et de violences.

Pour François, le terrorisme fondamentaliste « est un fruit d’une grave misère spirituelle, à laquelle est souvent liée aussi une grande pauvreté sociale. » Dans ses vœux aux diplomates, le pape a ainsi invité les gouvernants à mettre en place des politiques sociales adaptées en vue de combattre les inégalités. « Chaque autorité politique ne doit pas se limiter à garantir la sécurité de ses citoyens, mais est aussi appelée à se faire véritable promoteur et artisan de paix », a aussi insisté le pape.

Un discours de vœux qui a impressionné Pierre-Yves Fux, l’ambassadeur de Suisse près le Saint-Siège. « C’est une sagesse politique qu’il a essayé de faire valoir, d’expliquer. Je crois que de plus en plus, la dimension religieuse des conflits et des processus de paix est prise en compte par les Etats. Néanmoins, la position particulière du Saint-Père, à la fois comme chef d’Etat et grand responsable religieux, lui donne une autorité particulière, cette sagesse et cette humanité qui, je crois, sont un des points forts de la diplomatie vaticane », estime Pierre-Yves Fux.

Autre temps fort de ce discours, la crise migratoire, chère au souverain pontife. Les migrants sont des personnes et non des chiffres, a rappelé une fois encore François, invitant à construire des sociétés ouvertes et accueillantes envers les étrangers. Les migrants eux-mêmes, a-t-il précisé, ne doivent pas oublier qu’ils ont le devoir de respecter les lois, la culture et les traditions des pays dans lesquels ils sont accueillis.

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